J'ai mal à Montréal

09 05 2008

Il est devenu très difficile, parfois impossible, de faire lever des projets d’envergure dans la région de Montréal.  Particulièrement lorsque le gouvernement du Québec est fortement impliqué. On a qu’à penser à la construction du CHUM et de son pendant anglophone, la réflexion de la rue Notre-Dame, le prolongement des l’autoroutes 30 et 25, la construction d’un nouveau casino et de la salle de l'OSM et la reconstruction de l’échangeur Turcot dont on parlera sans doute encore dans 10 ans.

Lorsque Québec construit à Montréal, il accouche d’édifices presque toujours banals, sinon laids. Le cas le plus célèbre est sans doute l’édifice de l’Institut d’hôtellerie sur Saint-Denis qui a été « patché » il y a quelques années avec plus ou moins de bonheur. Il faudrait remettre une bourse d’étude aux architectes de l’Université du Québec pour l’ensemble de leur œuvre afin de leur permettre de retourner sur les bancs d’écoles pour terminer leurs études et obtenir les diplômes qu’ils n’ont de toute évidence jamais eus. Combien de décennies faudra-t-il attendre pour que Québec donne à l’UQÀM les moyens de terminer la construction de l’édifice situé en face de la Grande bibliothèque sur Berri? Non seulement ce squelette déshonore-t-il la ville, mais en plus il défigure ce qui devait être un des joyaux architecturaux de Montréal. Remarquez que la Grande dame n’a pas besoin de sa voisine pour perdre la face, elle va se défigurer elle-même cet été en acceptant qu’on lui ajoute des rallonges pour protéger les passants des chutes de lames de verre parce que ça coûte moins cher que de régler le problème en respectant l’intégrité architecturale de l’édifice. La construction de la salle de l’OSM devrait se concrétiser bientôt après combien d’années d’attente? Encore une fois, il faut craindre le pire, car aux dernières nouvelles il n’y aura pas de concours international pour trouver le meilleur projet architectural possible. Montréal qui veut devenir une capitale culturelle, ne peut pas prétendre l’être si son paysage n’est pas orné d’édifice aux concepts architecturaux majeurs et d’importance mondiale. Actuellement le symbole de Montréal dans le monde est le stade olympique qui date de plus de 30 ans, et qui n’a jamais été terminé. C’est tout dire.

Je l’ai déjà dit, le fait que le siège du gouvernement soit à Québec cause un tord énorme à la région de Montréal. Vu de Québec, Montréal est considéré comme une région en compétition avec les autres régions. On ne peut rien accorder à Montréal sans levées de boucliers. Alors Québec saupoudre un peu partout les bienfaits que lui permettent ses maigres moyens. Si tous les députés et fonctionnaires vivaient à Montréal, la ville serait beaucoup mieux servie. Mais on ne peut pas réécrire l’histoire. Alors il faudrait peut-être que tous les élus et représentants de groupes d’intérêts de la région de Montréal s’unissent pour augmenter leur influence sur le gouvernement, sinon la ville ne sera toujours qu’une capitale régionale. C’est sans doute utopique, mais c’est bon de rêver.




Une autre guéguerre de drapeaux

08 05 2008

Il y a longtemps qu’on n’a pas vu une guéguerre de drapeaux comme celle à laquelle on assiste à l’occasion de la visite de Michaëlle Jean en France.  Je suis partagé entre trois sentiments : la déception devant la mollesse du gouvernement québécois et son manque de vigueur pour prendre la place qui lui revient, l’exaspération devant les cris de vierges offensées des indépendantistes et l’admiration, à mon corps défendant, de Steven Harper pour une stratégie encore une fois gagnante.

Il est clair que le gouvernement québécois a dormi au gaz. Nos deux gouvernements devraient inaugurer ensembles les fêtes du 400è en France, pas seulement la Gouverneure générale. Les deux premiers ministres et les ministres concernés ne doivent pas se parler beaucoup. Cela fait l’affaire de Harper qui n’a pas à se concerter avec Québec pour mener les affaires à son goût. Mais c’est la responsabilité du Charest et de son équipe de s’assurer qu’Ottawa  ne puisse pas faire un mouvement qui nous concerne sans nous avoir dans les pattes.  Pendant que Harper pédale à fond en avant du peloton, Charest semble toujours avoir un petit peu de mou dans le mollet lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts culturels et linguistiques du Québec.

Cela dit, les indépendantistes et leurs représentants politiques à Québec comme à Ottawa semblent avoir besoin d’un petit cours de rattrapage auquel ils auraient dû s’inscrire après le référendum de 1995. Grosso modo, les éléments de cours seraient les suivants : le Québec fait partie de Canada; le canada étant une monarchie constitutionnelle, la gouverneure générale est la Chef d’État du Canada; le Canada étant également une démocratie parlementaire, le gouvernement du Canada a autant le droit que celui du Québec de représenter le Québec à l’étranger; Michaëlle Jean étant la Chef d’État, elle a droit à tous les égards qui lui sont dus y compris plusieurs rencontres avec Nicholas Sarkosi, le premier ministre, etc.; le premier ministre du Québec ne sera jamais reçu avec autant de décorum, car il n’est pas Chef d’État, cependant, il a toujours joui d’un statut privilégié grâce aux bonnes intentions des dirigeants français, mais cela pourrait changer; accessoirement, la Gouverneure générale est une québécoise, cela lui donne plus de légitimité pour nous représenter en France. Fin du cours.

Stephen Harper ne manque pas une occasion pour plaire aux québécois.  C’est un excellent stratège qui ne perd jamais de vue l’horizon des prochaines élections. Si le gouvernement fédéral ne s’impliquait pas dans les fêtes du 400è, nous serions les premiers à lui reprocher. Alors il prend la place que lui donnent son statut, sa légitimité, l’argent qu’il investit et tout l’espace laissé vacant par Québec. Il doit même être un peu déçu, car les québécois ne semblent pas être aussi excités que lui de fêter le 400è. Dans ce contexte, on est bien mal placé pour lui reprocher quoi que soit.

Pour boucler la boucle sur Michaëlle Jean, c’est aujourd’hui que la Monnaie Royale du Canada lance la pièce commémorative de 2$ du 400è. C’est Gilles Duceppe et Pauline Marois qui doivent être contents.




Il n'y a pas d'énergie verte

06 05 2008

Il n’y a pas d’énergie verte. C’est au mieux un espoir, un vœu pieux ou une vue de l’esprit et au pire, un mensonge de promoteur.

Toutes les formes d’énergie ont un impact écologique plus ou moins négatif.  Au Québec, avec l’eau et le vent, nous avons la chance de pouvoir compter sur des matières premières parmi les moins dommageables pour l’environnement. D’autres régions qui n’ont pas cette chance ont développé des productions autrement plus polluantes comme le nucléaire, le pétrole, le charbon, les sables bitumineux, le gaz naturel, etc.  C’est sans compter l’éthanol qui devait sauver l’humanité il y a dix ans et qui est en train de l’affamer.

Même si l’hydroélectricité est une des formes les moins polluantes d’énergie, Il faut construire des centaines de pylônes qui modifient le paysage et créent des champs magnétiques indésirables. Les barrages inondent des régions entières, déplacent les populations et détruisent le faune et la flore. Il a fallu compenser les autochtones à coup  de milliards depuis 50 ans.

Les éoliennes sont la dernière utopie de l’énergie verte.  Sur papier c’est une idée lumineuse, mais en pratique, c’est bruyant, immense et laid dans le paysage. Personne ne veut et ne peut vivre dans le voisinage d’une éolienne.  En plus, elles ne viennent jamais seules, mais en grappes pour le plus grand malheur de ceux qui ont choisi la campagne pour avoir la paix. Il faudrait les ériger loin des populations, mais cela coûterait plus cher en frais d’exploitation et de transport

En plus, au Québec, les éoliennes ont un effet négatif parmi les plus insidieux et les plus ravageurs pour une société, la pollution politique. Depuis qu’on en parle et qu’on les implante, c’est le bordel et l’improvisation qui règnent. Même Ben Laden ne terrorise pas autant la population que les promoteurs, les maires des villages et des MRC et les fermiers assis sur des montagnes de dollars dans un camp, et le gouvernement et Hydro-Québec dans un autre qui gèrent la patente comme si c’était un petit business à court terme qui n’aura aucun impact après les prochaines élections. Les groupes de défense de l’environnement accusent ceux qui résistent d’immobilisme. La population qui n’a pas été consultée et qui s’oppose à l’improvisation a l’impression justifiée d’être laissée à elle-même. C’est un beau gâchis. Hier, le gouvernement et Hydro-Québec ont annoncé 15 projets de 5.5 milliards. Espérons que cette fois-ci ils seront développés avec transparence et dans le respect de la population.

Même si l’éolien est une forme d’énergie plus propre que d’autres, elle n’est pas parfaite. Pour limiter les dégâts, il faudrait s’attaquer à notre insatiable appétit d’énergie qui fait du Québec l’un des endroits les plus énergivores de la planète. L’énergie la plus verte, c’est celle qu’on ne produit pas.




Le Canadien a gagné!

04 05 2008

Malgré la défaite aux mains des Flyers de Philadelphie, le Canadien a gagné le cœur des partisans et des millions de dollars en revenus non-comptabilisés.

L’équipe n’a pas seulement récolté les fruits d’une saison inespérée, mais aussi ceux qui ont résulté de l’immense travail de la direction du marketing depuis 3 ans. On reprochait alors au Canadien de ne faire aucun effort pour plaire aux partisans parce que de toute façon le centre Bell était toujours plein.  L’arrivée de Youppi en septembre 2005 a marqué le début d’une stratégie bien planifiée pour renouveler et rajeunir l’image de l’équipe. Elle était perçue comme ne s’adressant qu’aux riches ayant les moyens de se payer des soirées à 200$ au Centre Bell. On a créé les activités et animations autour du Centre Bell avant les matchs. Récemment on a mis sur pied le programme Canadiens@l’école. RDS a apporté sa contribution en créant «Les méchants mardis» qui visent un auditoire plus jeune. La bière Molson Ex qui a aussi fait l’objet d’un lifting important est devenue un des principaux commanditaires. Et j’en oublie surement.

Cette campagne de marketing a eu tellement de succès qu’elle s’est imposée pendant que l’équipe n’était pas très bonne.  Elle a mis la table pour cette année avec les résultats que l’on connaît maintenant. Le Canadien fait l’objet d’un engouement qu’on n’a pas vu depuis les années Guy Lafleur.  C’est une belle étude de cas à proposer dans les programmes d’enseignement du marketing.




L'enseignement de l'anglais aux immigrants

03 05 2008

Certains se scandalisent que le gouvernement du Québec paie des cours d’anglais aux immigrants. Je ne vois pas où est le scandale.

Le taux de chômage chez les immigrants récents est de 11.5%, soit le double du taux de chômage général. La plupart des immigrants s’établissent à Montréal où il est impossible de se trouver du travail si on ne parle pas l’anglais. Québec favorise l’immigration des francophones, ce qui est très bien. Sauf que la plupart d’entre eux déchantent lorsqu’ils réalisent que dans le beau pays francophone qu’on leur a vanté pour les attirer, il faut absolument parler l’anglais pour travailler.

Ceux qui sont contre l’enseignement de l’anglais argumentent qu’il ne faut pas le faire parce que les moyens pour l’enseignement du français aux immigrants non-francophones sont déjà insuffisants et que c’est là la vraie priorité. Ce sont probablement les mêmes qui s’inquiètent du déclin du français à Montréal. Il faut se poser la question : voulons-nous que le Québec incluant Montréal, qui compte 40% de non-francophones dont une majorité d’immigrants,  soit et reste francophone? Si la réponse est oui, il faut investir les argents nécessaires pour le réaliser.  Et cela implique autant des cours de français pour tous les non-francophones et des cours d’anglais aux francophones pour qu’ils se trouvent du travail et ne vivent pas au crochet de leur société d’accueil.

Je l’ai dit dans un article précédent, une des conditions sine qua non de l’intégration des immigrants c’est de leur fournir du travail. Mettons en œuvre les moyens pour que cela survienne. Tout le monde en sortira gagnant.




Bonne nouvelle, le salaire minimum augmente

01 05 2008

Enfin une bonne nouvelle, le salaire minimum augmente à 8,50$ l’heure. C’est une augmentation de 6,25%, soit de 2 à 3 fois les augmentations moyennes consenties aux autres travailleurs. Ça peut paraître généreux, mais la vraie question est de savoir comment on peut vivre décemment  avec un salaire de 340$ par semaine, à condition de travailler 40 heures bien sûr.  Parce que beaucoup de travailleurs au salaire minimum ne travaillent pas 40 heures pas semaine.

Un bénéficiaire de l’aide sociale doit se demander si ça vaut la peine de travailler pour un si petit salaire et de perdre certains avantages comme les médicaments et le dentiste gratuits.  En fait, pour amener le salaire de ces travailleurs au seuil du faible revenu il faudrait qu’ils gagnent 10,43$ de l’heure.  Pourquoi pas? Il semble que c’est ce que l’Ontario se promet de faire d’ici 2010. C’est vrai que le coût de la vie chez nos voisins est plus élevé qu’ici, particulièrement le logement.  Mais nous avons une pénurie de travailleurs dans plusieurs domaines.  La promesse de meilleurs salaires pourrait être motivante, car l’augmentation du salaire minimum pousse à la hausse tous les salaires.

Une des raisons invoquées pour être conservateur dans l’augmentation du salaire minimum est la compétitivité des entreprises par rapport à leurs comparables de l’Amérique-du-Nord. Elles n'ont qu’à être créatives pour trouver ailleurs dans leurs processus de production des gains de productivité pour compenser.  D’autre part, ça ne devrait pas nous déranger de payer notre Big Mac plus cher si c’est pour réduire le nombre des bénéficiaires de l’aide sociale payés à même nos impôts. Finalement, cela réduirait sensiblement l’écart entre les pauvres et les riches. Tout le monde dans notre société parmi les plus riches du monde mérite de bien vivre.




Le prix de l'essence augmente, bravo!

30 04 2008

L’augmentation du prix de l’essence n’a que des vertus. C’est malheureux pour le consommateur qui ne voit que l’impact sur son portefeuille, mais il devra s’adapter et changer ses habitudes.

Voici une liste partielle de l’impact positif d’un prix de l’essence élevé :

-      Diminution de la pollution par l’achat de plus petites voitures moins polluantes et une utilisation plus efficace de la ressource. Depuis quelques mois la vente des 4X4 stagne en Amérique-du-Nord. C’est une excellente nouvelle. Je rêve que l’essence coûte 10$ le litre pour convaincre mes voisins de changer leur @#%$# tondeuse à essence pour une tondeuse électrique. Donc, diminution de la pollution par le bruit!

-      Prolongement de la durée de vie des réserves de pétrole brut. Il ne faut pas oublier que le pétrole ne sert pas qu’à faire rouler les voitures, il sert aussi à chauffer des maisons  et à produire de l’électricité dans plusieurs pays. Il est aussi utilisé dans les cosmétiques, les plastiques, etc. Une diminution de la demande globale pourrait réduise sensiblement le recours à des sources de production polluantes comme les sables bitumineux ou le forage en eaux profondes.

-      Augmentation des revenus des gouvernements par l’augmentation des revenus des taxes sur l’essence. À tous les imbéciles qui chialent contre le maudit gouvernement qui nous égorge avec les taxes, je répondrai que le gouvernement c’est nous, et que c’est le maudit gouvernement qui paye pour tous les imbéciles qui engorgent les urgences des hôpitaux au lieu d’aller dans les cliniques sans rendez-vous. Les services gratuits ce n’est jamais gratuit.

-      Augmentation des profits des pétrolières. Oups! Ça aussi c’est une bonne nouvelle.  Nous recevrons tous un jour un revenu de pension quelconque. Qu’ils soient privés ou publics les fonds de pension investissent tous dans les valeurs mobilières. Plus les entreprises génèrent de dividendes plus les fonds de pension sont en santé.

J’en oublie surement. En Europe, personne ne crie contre un prix avoisinant les 2$ le litre. C’est le prix qu’ils paient depuis longtemps. Ils paient aussi beaucoup plus cher l’électricité. Alors il y a moins de gaspillage qu’ici. Il y a des compteurs et dans les édifices d’appartements, par exemple, les lumières se ferment automatiquement après moins d’une minute.   

Nous avons vécu jusqu’à maintenant dans une société qui ne s’est jamais souciée du gaspillage de ses ressources. Il est temps que ça change.




Ne touchez pas à la loi 101

29 04 2008

« Ne touchez pas à la loi 101 », c’est ce qu’ont répété les péquistes à chaque fois que les libéraux ont été au pouvoir et qu’il y a eu des pressions pour modifier la loi. Cette fois la pression est appliquée par Pauline Marois elle-même.  Elle veut  stopper l’érosion du français au Québec.  Je pense qu’il s’agit plutôt d’une stratégie pour évincer l’ADQ du territoire identitaire. C'est à voir. Mais discutons d'abord de la loi 101.

Le problème de l’usage du français se pose à sutout Montréal. Ceux qui ont plus de 50 ans et qui ont grandi à Montréal savent que jusqu’aux années 60 Montréal était une ville anglophone habitée par une majoritéde francophones.  Depuis, Montréal est devenue une ville francophone habitée à 40% par des non-francophones dont une majorité d’immigrants.  Il faut absolument se donner les moyens pour qu’ils apprennent le français dès leur arrivée.  Pas besoin de changer la loi 101 pour faire ça.  Lorsque j’entends aux nouvelles que les immigrants ne peuvent pas apprendre le français parce qu’il n’y a pas assez de place dans les classe de francisation j’ai envie de piquer une crise.  C’est quoi ça?  Lorsque le parti québécois a coupé les budgets de francisation pour atteindre de déficit zéro j’ai eu la même réaction.  En investissant pas assez dans l’intégration des immigrants, nous nous tirons dans le pied.

Je n’ai, en général, jamais eu de problème à me faire servir en français à Montréal .  Partout dans le monde je suis bilingue, mais à Montréal je suis un unilingue francophone.  Je n’ai jamais prononcé un mot d’anglais dans un commerce ou un restaurant.  Sauf les quelques rares fois où on n’a pas pu me servir dans ma langue. J’ai alors sorti mon plus bel anglais pour leur dire que je ne remettrais plus jamais les pieds chez-eux.  Malheureusement, je dois déplorer que la majorité de mes compatriotes « switchent » à l’anglais dès qu’un commis ou un serveur s’adressent à eux dans cette langue ou avec un accent.  Il y a deux ans, une famille immigrante du Bangladesh a acheté un dépanneur  près de chez-moi. À ma première visite alors que la patronne s’adressait à moi en anglais je lui ai fait savoir avec gentillesse qu’il faillait qu’elle me parle en français et que c’était la meilleure façon de l’apprendre. Depuis ils font tous les efforts pour me satisfaire.  Mais quand j’attends en ligne pour me faire servir, tous les autres clients, je dis bien tous, s’adressent à eux en anglais, dans un anglais qui est souvent aussi mauvais que leur français. Ça me scandalise à chaque fois.  Ce n’est pas une nouvelle loi 101 qui va changer les québécois pas assez fier de leur langue pour l’imposer à nos concitoyens non-francophones.  Je travaille la fin de semaine avec de jeunes étudiants francophones.  Parmi eux il y a une enfant d’immigrant non-francophones qui parle parfaitement français, mais avec un léger accent anglais.  Très souvent, ils se mettent tous à parler en anglais comme si c’était cool. 

Pauline Marois veut aussi étendre la loi aux entreprises de 50 employés et moins.  Le Québec est le royaume de la PME.  Il y en a des centaines de milliers, du dépanneur à la binerie de coin, du petit bureau de comptable au fabricant de portes et fenêtres de votre quartier industriel.  Les inspecteurs de l’OLF sont déjà débordés.  Il en faudrait des milliers pour jouer à la police dans tous les bouibouis de la province.  Contrairement aux patrons des grandes entreprises qui ont des obligations en termes de réputation et de responsabilité sociale, le petit patron n’en a rien à foutre. Ce n’est pas une loi ni des coups de règle sur les doigts qui vont le forcer à parler français à ses 15 employés si il ne le veut pas.  Au lieu de mettre de l'argent dans le fonctionnariat, mettons-le dans la francisation et la promotion de la langue.

L’important, c’est que le français soit la langue d’usage commune de l’ensemble des québécois dans l’espace public.  Pour ça il faut que tous les immigrants apprennent le français et que les francophones parlent leur langue partout, tout le temps.  Pas besoin d’une loi 101bis, 154 ou le numéro gagnant de la 6/49 pour faire ça. 




Des écoles laïques vraiment?

28 04 2008

Depuis une semaine il y a beaucoup de bruit autour du nouveau cours d’éthique et de culture religieuse.  Personne n’est satisfait : les groupes laïques. Les catholiques, les athées, etc.  Les concepteurs du cours ont tellement voulus être politiquement corrects,  que le mot athée n’est pas utilisé parce que jugé trop négatif.  Est-ce que les 5% d’athées, les agnostiques et les autres qui se disent non-croyants sont des personnes négatives dans notre société?

Les enfants dont les parents ne sont pas religieux et qui ne pratiquent aucun rite d’aucune religion se sentiront encore marginalisés.  Pendant que leurs petits amis pourront s’identifier comme catholique, musulmans ou bouddhistes et exprimer leurs rites, eux n’auront même pas de mot pour qualifier la pratique de leurs parents s’ils sont athées ou expliquer le manque de rite religieux dans leur vie.  C’est la même vieille histoire qui se répète depuis  la création du ministère de l’éducation qui se veut laïque il y a 45 ans. Par exemple, mon fils n’a pas été baptisé à sa naissance il y a près de 30 ans. Vers l’âge de 8 ans, il a vu ses petits amis être préparés pour leur première communion. Même si lui suivait les cours de morale, il s’est senti marginalisé et a demandé à être baptisé comme les autres.  Le ministère de l’éducation aura beau créer des cours de morale, d’éthique, de philosophie religieuse ou de lévitation transcendantale, tant qu’il y aura des cours de religion, n’importe laquelle, dans les écoles, notre système ne pourra pas mériter l’appellation de laïque et il y aura des problèmes. 

Je pensais qu’il y avait une sorte de consensus social au Québec sur le fait que la religion est une affaire de conscience et de pratique personnelles.  Alors qu’est-ce que l’enseignement des religions fait dans nos écoles?  Il faut que les parents assument leurs responsabilités familiales et s'occupent eux-mêmes de la formation religieuse de leurs enfants. À la limite, je pense qu’il serait acceptable qu’il existe un cours d’histoire des religions à l'école à condition qu’il soit dispensé à la fin du secondaire quand les esprits sont formés.




La crise alimentaire

26 04 2008

J'ai bien peur que l'année 2008 s'inscrive dans l'histoire comme celle où le monde a connu sa première grande crise écologique.  La conjoncture est plus que mauvaise. Les États-Unis qui étaient déjà menacés d'une importante récession ne pourront pas y échapper à cause de l'augmentation du prix de pétrole et des aliments.  Ils vont probablement entraîner à leur suite l'occident.  Le reste du monde qui est à bout de souffle va étouffer, sauf certains pays comme l'Inde et la Chine qui vont quand même être touchés par le réduction de leurs exportations.

La situation est tellement complexe que les solutions vont être difficiles à trouver, car tout est lié.  Le prix des céréales augmente et leur disponibilité diminue à cause de la production d'éthanol. On produit de l'éthanol pour se prémunir contre l'augmentation du prix du pétrole et pour réduire la pollution. L'augmentation du prix du pétrole amène l'augmentation du prix des produits y compris les aliments à cause de l'augmentation du coût du transport.  L'enrichissement de certains pays comme l'Inde et la Chine augmente la consommation de viande grande consommatrice de céréales pour nourrir le bétail. Ils contribuent aussi à l'augmentation de prix du pétrole à cause du développement de leur parc automoblile qui augmente la pollution.  Le réchauffement planétaire est responsable des séchresses importante en Afrique et en Australie, ce qui contibue à réduire l'offre de céréales etc, etc.

Pour la première fois depuis le deuxième guerre mondiale, on entend parler de pénurie alimentaire et de rationnement. Aux États-Unis cetaines chaînes ont limité les quatités de riz que peuvent acheter les consommateurs. Plusieurs commencent à constituer des réserves de nourriture pour prévoir le pire.  Ici, la force du dollar canadien nous a protégé jusqu'à maintenant.  Mais le récession qui pointe et la volatilité des marchés financiers ne nous donnent aucune assurance que cela va continuer ainsi.  Le prix du pain et des fromages importés qui ont considérablement augmenté ne sont pas près de baisser.  On prévoit que plusieurs aliments de base seront bientôt affectés.

Il ne s'agit pas de paniquer. Mais il vaut mieux se préparer et être conscient que les mois et les années à venir risquent d'être difficiles.  Souhaitons-nous quand même le meilleur.

 




ADQ, Mario dégringolle du mont*

25 04 2008

L'ADQ dégringolle dans les sondages. Il ne séduit plus que 18% de l'électorat. Si ça continue comme ça, le parti aura fondu avant les prochaines élections.

L'ADQ est en train de manquer son rendez-vous avec l'histoire.  Normalement le parti qui forme l'opposition officielle en profite pour faire la promotion de son programme et de ses idées pour prouver qu'il est l'alternative incontounable pour remplacer le gouvernement aux prochaines élections.  L'ADQ s'évertue à prouver le contraire.  En fait, Mario Dumont n'a pas su négocier le virage pour passer de chef d'un troisième parti marginal à chef de l'opposition officielle. Il joue le même one man show qu'avant ce qui met en évidence la faiblesse de sa députation.  Son numéro deux Gilles Taillon ne fait pas meilleure figure. Comme son chef, il a autant de charisme que sa chaise à l'assemblée nationale. Depuis la nomination de Pauline Marois comme chef du PQ, on jurerais que c'est elle la chef de l'opposition officielle.  Aucun des députés de l'ADQ n'arrive à la cheville des François Legault, Pierre Curzi ou Agnès Maltais. J'ai constaté que dans les médias, quand des députés des deux partis sont présents, les représentants du PQ n'ont aucun mal à gagner la bataille de l'image et de la perception.

Lors des dernières élections Mario Dumont a profité d'un alignement des planètes très favorable.  Le PQ était affaibli sous la direction d'André Boisclair, une petite brise conservatrise soufflait suite à l'élection des conservateurs à Ottawa et beaucoup d'électeurs se sont dis donnons lui sa chance.  Il semble bien qu'il n'a pas su en profiter.

Comme le carosse de Cendrillon qui s'est transformé en citrouille à minuit, le p'tit Mario est devenu un vieux politicien après les élections.  Il me fait penser à certains chefs de parti comme Jack Layton qui ne gagneront jamais d'élections, mais qui restent vissés à leurs sièges comme s'ils étaient immuables.  Dans les partis qui ont des chances de prendre le pouvoir, les chefs sont assis sur des sièges éjectables.  L'ADQ devrait peut-être s'en acheter un et l'offrir à Mario pour son anniversaire.  On sait jamais, ça pourait peut être renouveler le parti.

* excusez-la




TQS, je te plumerai ohé ohé ( en choeur )

24 04 2008

TQS a annoncé la suppression de 270 emplois.  Il fallait s'y attendre. C'est une condition incontournable pour éviter la faillite à court terme.  Ce qui a causé la surprise, c'est que tout le service de l'information va être fermé. Il n'y aura plus de nouvelles à TQS.

Je ne suis pas un fan de TQS. Rien ne m'intéresse dans sa programmation. Mais il m'arrive parfois d'écouter le bulletin d'information de 17h30 le week-end.  C'est généralement bien fait, avec des moyens réduits par rapport à Radio-Canada et TVA.  On y voit de jeunes journalistes souvent talentueux faire leurs premiers pas. On y a vu quelques-uns des premiers journalistes issus des minorités etniques et visibles à commencer par Danny Laferrière à la météo.  TQS, c'est surtout le spécialiste de la nouvelle locale.  C'est n'est pas seulement sa spécialité, c'est son engagement envers le CRTC.  Est-ce ce dernier va autoriser TQS, un réseau généraliste, à se transformer en réseau spécialisé? C'est à voir.

Jusqu'à maintenant il y avait un bel équilibre entre les trois réseaux de télévision. Radio-Canada se concentre sur l'information internationale et nationale.  TVA s'intéresse surtout à l'information québécoise et régionale. Mais personne ne couvre la nouvelle locale et les faits divers comme TQS. C'est vital d'être bien informé sur les grands enjeux, mais c'est aussi intéressant de savoir ce qui se passe tout près de chez soi.  J'imagine que c'est encore plus important dans les régions ou les sources d'informations sont moins nonbreuses qu'à Montréal.

Depuis hier, les caricaturistes et les commentateurs représentent TQS comme un mouton dont il ne reste plus que le squelette. Normalement losqu'il ne nous reste plus que les os, c'est qu'on est mort et enterré.

 




Nous sommes malades, complètement malades...

23 04 2008

Les jeunes enfants seraient de plus en plus violents à l'école et même à la garderie.  Ils sont nombreux à être atteint du syndrone de déficit d'attention et d'autisme. Les cas d'hyperactivité ont fait exploser les ventes de Ritalin et autres drogues associées.  Que se passe-t-il avec nos enfants?

On ne connait pas de causes physiologiques à ces troubles.  Alors beaucoup d'experts élaborent des théories sur les causes psychologiques, relationnelles et sociologiques.  D'autres enfin accusent l'environnement.

Je suis plutôt d'accord avec des causes environnementales à commencer par la nourriture transformée que nous consommons dès le berceau.  Nous sommes ce que nous mangeons et nous mangeons de plus en plus de nourriture industrielle et de fast food qui contient des tonnes de sodium, sucre, gras trans et additifs innommables qui nous rendent malades.  Cela cause bien sûr le surplus de poids et l'obésité dont souffre 50% de la population.  Il y a les maladies associées comme le diabète et l'hypertention. On dit que nous avons 1 chance sur deux d'avoir un cancer.  Les cas de dépression sont de plus en plus nombreux. Finalement, nous sommes tous des malades en sursis, comme beaucoup de nos enfants.

Peut-être que les mêmes sources des maladies physiques chez les adultes causent des problèmes neurologiques chez les enfants qui sont en développement.  Je ne sais pas.  Mais une chose est sûre, c'est que ces maladies se sont développées en même temps que se sont dégradés l'environnement et la qualité de la nourriture que nous mangeons.

 




Un jour de la terre en plastique

22 04 2008

C'est aujourd'hui le jour de la terre.  Je vais laisser aux experts et aux grands esprits la discussion des grands enjeux. J'aimerais plutôt aborder un aspect de la protection de l'environnement qui est à notre portée, l'interdiction des sacs de plastique.

On le sait, un des principaux défauts de la race humaine est la résistance au changement.  C'est l'envers de sa principale qualité, sa capacité d'adaptation. Mais on ne s'adapte que si on est forcé à le faire, en environnement comme dans tous les domaines.  Tout le monde sait que l'utilisation des sacs de platique est mauvaise pour l'environnement, mais nous continuons en en utiliser des milliards par année. Alors il faut prendre les moyens pour les interdire.

Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi il y a tant d'étapisme et de délais dans l"interdiction de leur utilisation? Y-a-t'il un super lobby du sac de plastique qui fait croire aux politiciens qu'il va y avoir une révolte des consommateurs et qu'ils vont perdre les prochaines élection s'ils les interdisent? A-t-on peur de faire face à une terrible pénurie de sacs réutilisables? La ville de Huntingdon les a bannis depuis le 1er janvier. Le gérant du IGA indique que depuis, 82% de ses clients utilisent des sacs réutilisables, les 18% restant, des sacs de papier. S'il chargeait 5 sous par sac de papier, je gage que c'est 99.9% des clients qui utiliseraient des sacs réutilisables. La petite ville de Leaf Rapids au Manitoba a fait la même chose avec les mêmes résultats.  Coudon, y-a-t'il seulement deux maires au Canada qui ont le courage politique de prendre une décision aussi consensuelle que celle-là?  Qu'on prenne 18 mois à implanter la nouvelle carte à puce dans les transports public ça se comprend, car c'est très complexe.  Mais ne pas interdire les sacs de plastique immédiatement, je ne comprend pas.

Quelqu'un peut-il éclairer ma lanterne?




Le pape aux États-Unis

21 04 2008

La visite de pape aux États-Unis s'est terminée hier.  Je suis constermé par la qualité de l'acceuil qui lui a été réservé.

Au cours des dernières décennies des dizaines de milliers d'enfants ont été abusés sexuellement par des prêtres catholiques.  Près de 4,000 d'entres eux ont été accusés.  Les dédommagements payés jusqu'à maintenant dépassent les 2 millards de dollars et ce n'est pas fini.  La hiérarchie catholique a tout fait pour camouffler les abus et décourager les victimes à porter plainte.  Si des crimes aussi graves avaient été le fait d'entreprises ou d'organisations publiques ou sociales ou de sectes, leurs dirigeants auraient été mis au banc de la société, auraient dû rendre des comptes et auraient même été arrêtés et amenés en procès.  Le pape lui s'en sort sans tache dans sa robe blanche de pureté qui lance le message qu'il est le représentant de dieu sur terre. Foutaise! Tout ce qu'on attendait de lui c'étaient des excuses et ils ne les a même pas faites.  Il a bien sûr déploré la situation et promis que cela ne se reproduirait plus, mais des excuses jamais.

Le pape est coupable parce que si le religion catholique est le refuge de plusieurs pédophiles et déviants sexuels, c'est en grande partie à cause de ses dogmes qui empêchent le mariage des prêtres et écartent les femmes de toute fonction d'autorité dans l'église.  Si depuis toujours les célibataires hétérosexuels et les hommes mariés avaient pu devenir prêtres, si des femmes avaient pu devenir prêtres, curées ou évêques, les pédophiles ne se seraient jamais réfugiés en si grand nombre dans l'église pour se rapprocher des enfants et en abuser. Des prêtres mariés et père de famille et des femmes mères ou non en position d'autorité n'auraient jamais toléré des pédophiles dans leur rang.

Le pape est aussi coupable de millions de morts en Afrique, là ou sa religion est encore très puissante, en interdisant aux hommes d'utiliser le condom pour se protéger du sida.  Il fait plutôt la promotion de l'abstinence, pauvre imbécile.  Si le pape était marié et avait une vie sexuelle normale, il saurait que l'abstinence est une vue de l'esprit.  Finalement il est aussi coupable de refuser l'avortement à toutes les femmes violées du monde.  Et ça c'est la plus écoeurante preuve de la domination des hommes que la religion catholique prône comme toutes les religions d'ailleurs.

Personne n'enquête sur le comportement des prêtres et missionnaires en Afrique, en Amérique-du-Sud et en Asie.  Il n'y a aucune raison pour que leur comportement là-bas ne soit le même que celui qu'on a vu ici avec tous les enfants, amérindiens et Inuits compris.  Toutes les conditions son réunies pour que les abus se produisent: la pauvreté, la manque d'éducation, l'absence des femmes de la spère sociale et une position d'autorité incontestable.

Une dernière chose, je ne comprend pas que les femmes nord-américaines, éduqués, égales aux hommes dans toutes les spères de la société, adèrent à une religion qui les traitent comme des humains de deuxième ordre.  Ça me dépasse.

 

 

 




Contre toute espérance

19 04 2008

J'ai vu le magnifique film "Contre toute espérance" de Bernard Émond.  C'est le film pour lequel Guylaine Tremblay a gagné le prix très mérité de la meiilleure actrice aux derniers Prix Jutra.

J'avais beaucoup aimé La Neuvaine son film précédent, pour lequel Élise Guilbault a gagné le prix de la meilleure actrice en 2006.  Décidément Bernard Émond est un excellent directeur d'actrices.  Il crée des films à fleur de peau avec des gros plans sur les sentiments humains extrèmes proches du désespoir. Ses personnages en sont à une période charnière de leur vie ou tout peut basculer.

Ses scénarios sont équarris au scalpel. Il n'y a jamais rien d'inutile, aucun plan insignifiant.  En plus il y a toujours un suspence, une vérité difficile à saisir qui se révèle dès le début du film, mais ne se dévoile qu'à la fin pour donner tout son sens à l'histoire qui nous a été racontée.

Bernard Émond fait des films dits d'auteur. Cette étiquette repousse beoucoup de spectateurs pour qui c'est synonime d'ennui.  Dommage, car ses films méritent une plus grande diffusion.

 




TQS, mon grain de sel

18 04 2008

Jean-Luc Mongrain a annoncé son départ de TQS.  Il était le symbole de la dernière tentative des anciens propriétaires du réseau pour attirer les auditoires et le rentabiliser. Ce fut un échec, un autre.

Il faut se demander si le Québec peut nourrir 3 réseaux généralistes avec ses 6 millions de francophones.  Trois réseaux généralistes c'est ce qu'on trouve dans plusieurs pays avec des populations beaucoup plus importantes. Les États-Unis comptent aussi 3 réseaux avec 42 fois notre population, la France, 3 réseaux, 10 fois la population, et le reste de Canada, 3 réseaux, 3 fois la population. 

La France avec ses 60 millions d'habitants n'est pas capable de faire vivre deux réseaux privés de télévision. En 1982, deux des hommes d'affaires les plus riches et puissants d'Europe, Sylvio Berlusconi et Robert Hersant, ont créé La Cinq ( curieux, le même numéro que TQS ). Ils ont débauché quelques vedettes des autres réseaux et créé des émissions qui se démarquaient de ce qu'on voyait ailleurs exactement comme TQS à ses débuts.  La chaîne ne sera jamais rentable.  Après une vente au groupe Hachette en 1990 qui s'y casse les dents, elle ferme en 1992.

On peut déjà prévoir que le première saison des nouveaux propriétaires sera désastreuse.  C'est à ce moment-ci de l'année, généralement en mai, que les réseaux présentent leur grille d'automne aux agences de publicité.  Comme la grille de TQS n'existe pas encore, elle ne pourra pas être incluse dans la planification des annonceurs, pas d'annonceurs, pas de revenus.  TQS aura grand besoin des producteurs indépendants pour remplir sa grille.  Elle doit de l'argent à plusieurs d'entre eux.  Je ne doute pas que leurs tirroirs soient remplis de bons projets, mais seront-ils intéressés à faire affaire avec une entreprise qui ne les a pas payés? Même si la réponse est positive, il sera difficile de mettre en onde à la dernière minute des concepts non testés avec les vedettes de deuxième ordre qui seront encore disponibles.

Finalement, si TQS fermait, cela libérerait des dizaines de millions de revenus publicitaires qui pourraient permettre à TVA par exemple de réinvestir dans des séries lourdes comme Fortier qu'elle a abondonnées parce qu:elles coûtent trop cher par rapport aux revenus générés.

Supposons que TQS disparaisse, allez-vous vous ennuyer?




Lucien Rivard

17 04 2008

Je viens de terminer la lecture de la biographie de l'auteur Benoit Gignac intitulée "Lucien Rivard, le caïd au coeur du scandale" aux éditions Voix parallèles.  Quel personnage insaissable. Même s'il a cultivé le secret toute sa vie, ceux qui sont nés avant les années 50 se souviennent tous de lui.

Sur les 200 pages du livre, la bio proprememt dite de Rivard n'en fait que 125.  C'est bien mince.  Ce n'est sans doute pas la faute de l'auteur, mais plutôt celle du temps qui passe. Plusieurs témoins de l'époque sont disparus depuis longtemps. La carrière de Rivard qui s'est déroulée dans les années 40 et 50 à pris définitivement fin en 1964 par son emprisonnement aux États-Unis. Elle a culminée à la fin des années 50 alors qu'il était le pricipal acteur nord-américain de la French connection., filiére d'importation massive d'héroïne fabriquée en France. Aprés sa libération, il revient au Québec en 1975.  La police certifie que sa carrière criminelle est alors définitivement terminée.  Il mourra en 2002.

Rivard a toujours proclamé ne pas être millionnaire.  Alors comment a-t-il vécu de 1975 à 2002? Le livre ne le révélera pas. L'auteur nous indique qu'il vivait dans un condo sur L'île Patton à Laval. Un condo à 1 million ou un appartement à 150,000. On ne le saura pas . Dommage.  Vivre à l'île Patton pendant 17 ans sans revenu officiel est un mystère que Benoit Gignac aurait pu explorer davantage.

Quoi qu'il en soit le livre vaut la peine d'être lu pour connaître la vérité sur sa célèbre évasion de la prison de Bordeaux et les scandales politiques qui on découlé de ses liens avec le parti libéral du Canada et l'entourage du ministre Guy Favreau qui ne s'en est jamais remis.  J'ai hâte de voir le film Charles Binamé avec Rémy Girard qui sort vendredi je crois.

 




La bière en bière

16 04 2008

Le prix de la bière va augmentter. Misère!

L'augmentation planétaire du prix des cériales vient de frapper de plein fouet les microbrasseurs.  Les prix de certaines variétés de houblon qu'ils utilisent ont augmenté de 350% depuis 3 mois. Il est inévitable que cela va se refléter dans le prix de vente au consommateur.  Les microbrasseries sont plus affectées que les grandes comme Molson, parce que le coût de la matiére première compte pour un plus grand pourcentage de leur coût de revient et qu'il n'ont pas d'ententes de volume et d'approvisionnement avec les grands producteurs de houblon.  La catastrophe annoncée de l'utilisation du maïs pour produire de l'éthanol commence à nous affecter.  Il suffit de voir l'augmentation du prix des fromages importés pour s'en convaincre.  Et ça ne fait que commencer.  Certains prédisent des augmentations stratosphériques du prix des aliments d'ici un à deux ans.

Mais nous avons encore un fois de la chance. Nous ne consacrons que 10% de notre budget pour nous nourrir alors que dans les pays émergeants, c'est plus de 70%. Et l'augmentation du prix des céréales affecte directement leur nourriture de base comme le riz ou les tortillas. Cela commence à causer de serieux problèmes sociaux comme nous l'avons vu en Haïti la semaine dernière.

Je suis tout à fait d'accord avec ceux qui proclament que les terres agricoles doivent servir à nourrir le monde plutôt qu'à faire rouler nos voitures.  Savez-vous qu'au Québec les agriculteurs de plus en plus nombreux qui se tournent vers la culture du maïs pour la production de l'éthanol reçoivent les mêmes subventions que tous les autres qui produisent de la nourriture?  Il est temps que ça cesse, non?

I drink to that!*

* pendant que j'en ai encore les moyens!

 

Mais encore une




La mondialisatin et les p'tits chinois

15 04 2008

Quand j'étais jeune dans les années 50 on achetait des p'tis chinois. Ça coûtait 5 sous pour en parainner un qui nous envoyait éventuellement une lettre de remerciement avec sa photo.  Quelle fierté lorsque cela nous arrivait.  Ce qu'on ne savait pas, c'est que les missionnaires qui organisaient ces collectes d'argent l'utilisaient pour se financer tout azimut et que nos chinois c'était n'importe qui, n'importe quoi, des images virtuelles avant que le mot soit inventé.  Mais ça c'est une autre histoire.

Ensuite, dans les années 60, le courant de pensée dominant sur le tiers-monde voulait qu'on partage notre richesse.  Les pays occidentaux se sont mis à envoyer de millions de dollars d'aide humanitaire.  On se disait qu'il faudrait faire plus et leur envoyer des usines pour qu'ils puissent eux-mêmes transformer leurs ressources naturelles et fournir du travail à la population pour l'enrichir.

C'est exactement ce qui se passe depuis 20 ans. Les pays occidentaux délocalisent leur production industrielle vers les pays émergeants, leur niveau de vie s'améliore, une classe moyenne émerge qui a les moyens de faire éduquer ses enfants, la pauvreté recule et à terme, ces pays seront aussi plus démocratique.  C'est la mondialisation.

Bien sûr tout n'est pas parfait.  Il y a le travail des enfants, des travailleurs exploités, des esclaves. En terme d'évolution du marché du travail, ces pays sont exactement là ou nous étions au début de de l'ère industrielle.  Nos travailleurs étaient exploités, sous payés.  Puis ils de sont tranquillement enrichis, leurs enfants sont allés à l'école.  Ils de sont éventuellement regroupés puis syndiqués. Notre niveau de vie s'est amélioré et nous voilà parmis les pays riches. La Chine, l'Inde et beaucoup d'autres pays d'Asie et d'Amérique-du-Sud ont ce potentiel. Il faut leur permettre d'accéder à la richesse.  Malheureusement l'Afrique m'apparaît parfois comme un continent perdu pour une grande partie de son territoire. Il est difficile de voir la lumière dans le noir, sans jeu de mot.

Je ne suis pas un spécialiste, mais j'ai de la difficulté à comprendre le mouvement anti-mondialisation.  Premièrement, il existe dans les pays riches. C'est facile d'être contre quand on a le ventre plein. Je ne crois pas que l'indien qui vient de se trouver une job même mal payée pour faire vivre sa famille est si malhaureux que ça.  On évalue sa condition à la lumière de notre confort, c'est une erreur.  Deuxièmement, on a l'impression que le mouvement est assis sur une idéologie de gauche qui se méfie de la richesse qui aboutit bien sûr dans les poches d'une petite caste de prévilégiés.  Si c'était les cas, on ne verrait pas le niveau de vie général des pays s'améliorer. Troisièmement, il y a ceux qui se plaignent des pertes d'emplois chez-nous. Cet argument est obsolète, notre économie s'est transformée et les taux de chômage est à son plus bas. C'est malheureux pour les travailleur touchés, mais ils doivent s'adapter, retouner à l'école, etc. Finalement le mouvement est aussi écologiste et s'inquiète par exemple des millions d'automobiles que les travailleurs soient disant exploités ont maintenent les moyens d'acheter et qui vont polluer la planète.  Ça ça me met mal à l'aise.  Pourquoi refuser aux autres ce dont nous profitons outrageusement nous-même. c'est d'autant plus malvenu que contrairement à ce que l'on constate ici, les transports en commun sont bien développés là-bas justement parce que jusqu'à maintenent l'automobile y était presque absente.  Il faut changer l'automobile pour la rendre moins polluante, pas empêcher les populations d'en jouir.

Pour en revenir à mon p'tit chinois, il y a de fortes chances que ses petits enfants achètent des p'tis canadiens un jour.

 




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